La crise des deux ans, c’est bon, mangez-en !

Deux ans.

Deux ans, qu’y disaient, là. Partout. Sur les sites web, dans les magazines.

J’t’en foutrais, moi, de la crise des deux ans !

Chez nous, la crise des deux ans a commencé vers 15 mois, en gros, et il en a 20. De poupouille en chef, Petit Bonheur a commencé à se transformer en un mix entre Hulk et un Monstroplante. Pas tout le temps, hein, mais suffisamment pour rendre nos quotidiens sportifs.

Si vous n’avez pas l’immense bonheur d’être le parent d’un « plus de 2 ans », voilà à quoi vous attendre :

– entendre la jolie voix de soprano enrouée de Crapaud d’amour vous hurler « Maman »/ »Papa » des sanglots dans la voix à peu près 34,5 fois par jour, les jours calmes, pour à peu près tout et n’importe quoi : entrer dans le parking, sortir du parking, un bourdon qui passe, avoir la « bonne » cuiller ou le « bon verre » ou les « bonnes » chaussures ou… Tout, en fait.

– vous déplacer avec plus de 10 kg supplémentaires sur une jambe car Crapaud d’amour ne peut littéralement plus vivre autrement qu’en symbiote (alors qu’en même temps, Crapaud d’amour ne rêve que d’une chose : arriver à tout faire sans la moindre aide de votre part).

– supporter les regards courroucés/étonnés/meurtriers des bipèdes de votre entourage immédiat (soit dans un rayon de 2,5 km) quand Crapaud d’amour se met à hurler n’importe quand et invoquer les Droits de l’Homme et la Convention de Genève quand vous l’empêchez de toucher à chaque objet du magasin ou d’aller tripoter les boutons de l’ascenseur.

– devenir pro dans le combat au corps à corps version maîtrise corporelle alors que le tortillard qui vous sert d’enfant tente d’échapper au cruel destin du changement de couche sur la table à langer désormais rebaptisée salle de torture (parce que mon caca, je l’aime, je le garde !).

– atteindre des sommets en roulements d’yeux, regards assassins et tentatives télépathiques pour transmettre à l’adorée progéniture de (rayer la mention inutile) rester en place/rester calme/ne pas hurler/arrêter de forcer sur les sanglots (on n’est pas à l’Actor’s Studio, ‘tudju !). Surtout qu’une fois dans les bras, la-dite progéniture se calme en un millième de seconde et vous lance un « Papa ! » ou un « Maman ! » avec un sourire digne d’une pub pour dentifrice blanchissant et avec la gueule d’ange associée.

Mais vous allez aussi :

– faire preuve d’une patience infinie en comprenant que le Crapaud d’amour est parfois encore plus largué que vous tant la tempête émotionnelle qu’il vit le dépasse.

– recevoir autant de bisous que de câlins d’un Crapaud d’amour rassuré de voir que Maman/Papa, c’est du solide.

– vous émerveiller devant les 30 compétences acquises par la 8e Merveille du Monde pendant que vous aviez le dos tourné.

– vous amuser de l’intérêt qu’il porte aux choses que vous ne regardez plus depuis longtemps (Bourdon, si tu me lis…).

– pleurer de rire intérieurement quand la Merveille tentera de vous avoir au charme après la 12e bêtise/crise de la journée.

– l’aimer de plus en plus à chaque jour qui passe. Parce que. Même si, des fois, on aimerait bien l’envoyer faire un stage au Pôle Nord.

Alors oui, le soir, au coucher, on souffle. Et on mate des photos de Petit Bonheur. Je sais, on est incurables.

Et chez vous, ça se passe comment ?

Collectivité vs giron

« Il est en crèche ? »
« Tu le fais garder par une ass mat ? »
« C’est toi qui le gardes ?! »
« Il voit d’autres enfants, quand même ? »
« Il ne vous voit que le week-end alors ? »

Ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent lors d’entrevues dont le sujet glisse sur les enfants et, nous concernant, Petit Bonheur. Au concours de compétences – et les avis qui vont avec – se joit le tribunal pédagogique.

Et oui, car selon la personne que j’ai en face de moi, approbation, surprise ou désaccord domine. Chaque parent ou futur parent a ses a priori, ses idées en terme d’éducation. Et, surtout, chacun est certain d’avoir raison, d’avoir la meilleure solution. Ce qui est plutôt pas mal pour se rassurer quant à ses choix (plus ou moins forcés) et leurs impacts sur nos enfants. Mais le manque de tolérance et la présence de jugement reviennent au galop lorsqu’il s’agit des enfants des autres.

Voyez-vous, Petit Bonheur est gardé à la maison, par ses parents. Il ne va pas en crèche, n’a pas de nounou. Nous le trimballons avec nous où nous allons en respectant le plus possible ses rythmes. Pour autant, nous ne faisons pas une croix sur notre vie sociale. N’ayant jamais mené une vie de patachon, les sorties le soir ne nous manquent pas. Bref, nous avons un rythme qui est le nôtre. Ni meilleur ni pire que celui d’autres parents et enfants. Juste, le nôtre. Celui que nous avons choisi compte tenu de nos possibilités et obligations.

Et nous sommes souvent confrontés aux avis d’autres parents qui ont choisi d’autres rythmes, souvent contre leur gré (en raison de leurs horaires de travail, le plus souvent). Les avis éclairés sont toujours les bienvenus. Mais, parfois, les avis se transforment en « conseils » appuyés.

A 18 mois, Petit Bonheur commence à marcher en tenant nos mains. Il ne mange pas seul. Ah dame ! Mais ça c’est parce qu’il n’est pas en collectivité ! Là, au moins, ils prennent le relais. Et ils les invitent à se débrouiller. Et ils sont confrontés à la réalité de la vie grâce au contact d’autres enfants. Et…

Et… merde. Oui, merde.

Chaque enfant avance à son rythme ainsi qu’en fonction de l’environnement qui lui est proposé (amour, assurance, confiance, communication, sécurité, stabilité, soins, nourriture…). Tout enfant en bonne santé marchera, mangera seul, fera des phrases complexes, sautera du lit, fera des bêtises, demandera des bisous, aura des chagrins et des colères, etc. Les enfants grandissent, point.

Je vous le dis tout de go : je suis fatiguée des jugements. Pourquoi faudrait-il sans cesse porter des jugements ? Ne peut-on se satisfaire de voir chacun évoluer à sa vitesse ? Ne peut-on se satisfaire d’observer sans intervenir ?

Choisir la collectivité ou le giron familial est un choix souvent motivé par des obligations financières. Il n’existe selon moi pas de bonne solution. Il n’existe que la meilleure solution pour soi et ses enfants compte tenu de la réalité de sa vie quotidienne. Tant que cette solution ne contrevient pas au bonheur et à la santé des enfants et des parents, elle est pour moi la « bonne » solution, quelle qu’elle soit.

Deuxième Noël

Déjà le 2e Noël de Petit Bonheur.

Punaise, que ça passe vite, que ça pousse vite, que ça apprend vite. Punaise. Ce petit coquin a déjà bien plus apprécié cette fête réunissant son club de fans inconditionnels. Ah ça, il a peu touché le sol ! Passant de bras en bras, collectionnant les nuances de rouge à lèvres sur ses joues, il a été le plus heureux des bébés. Je vous jure !

Et quelle mine réjouie au moment de l’échange de cadeaux ! Il a grandement apprécié de voir les gens se sourire, se remercier, s’embrasser et ouvrir les divers paquets aux couleurs vives et variées. Il a même ouvert ses propres paquets, assez méthodiquement compte tenu de sa douceur naturelle (hum hum !). Et vite, il s’est approprié livres et jouets.

Et il a été gâté, cette fois encore ! Plein de livres, des jouets en bois, d’autres en plastiques, des peluches. Un vrai petit nabab ! Vite vite, il a feuilleté ses livres. Il faut dire qu’il les adore. Il les prend dans son lit pour se distraire à son réveil le matin ou après ses siestes. D’autres restent dans le salon et sont « lus » plusieurs fois par jour. Puis les jouets en plastiques et en bois ont été montés et testés. Les piles mises et les sons et lumières passés en revue. Quelle joie sur son visage !

Qu’a-t-il reçu, me demanderez-vous ? Entre autres :

L'heure du bisou
L’heure du bisou

 

Je t'aimerai toujours, quoiqu'il arrive
Je t’aimerai toujours, quoiqu’il arrive

 

La ferme
La ferme – livre sonore

 

La nature
La nature – livre sonore

 

Tut tuut !
Tut tuut ! – livre sonore

 

Maison des boules
Maison des boules – Vilac
Aero'balles Elefun
Aero’balles Elefun – Playskool

 

Super trotteur
Super trotteur parlant – Vtech

 

Wobble-a-round
Wobble-a-round – Manhattan Toy

 

Je ne me lasse définitivement pas de voir ce petit visage éclairé par les découvertes, qu’elles aient lieu à Noël ou pas. Je crois que ça, ça reste mon plus beau cadeau à moi.

Comment, il ne marche pas ?!

Globalement, c’est ce à quoi j’ai droit ces derniers temps : « 15 mois ! Ah, il est grand. Il est encore en poussette ? Il ne marche pas ? AH BON ?! » On ajoute l’œil suspicieux.

Et je vais vous dire, j’en ai ras la couenne. Mais alors, ras la couenne. Qu’est-ce que ça peut vous faire, à vous les rombières, que mon fils marche ou non, mange seul ou non, ai prononcé maman/papa et dans quel ordre. Est-ce que je vous demande si vous avez bien pris votre suppo la veille au soir, moi ?!

Oui, parce que la rombière, elle a un avis sur tout. La façon dont Petit Bonheur est habillé, s’il devrait ou non être en poussette, en porte-bébé, allaité, biberonné, supplémenté, etc. Je vais vous dire, à vous les rombières, que nous les mamans, votre avis on s’en contrefout. Et le terme est léger. Non seulement on s’en fout mais en plus il nous fait du mal. Nous les mamans, les primo – en sus – on doute. Souvent pour les unes, tout le temps pour les autres. On a déjà souvent le cul entre de multiples chaises, entre les avis et les conseils parfois étouffants des mère-belle-mère-cousine-soeur-rajoutez-qui-vous-voudrez. Et il faut en plus qu’on supporte vos regards, vos remarques, votre approbation ou désapprobation.

La plupart d’entre nous n’attend rien ou peut-être, allons, de la bienveillance. Ce à quoi les rombières répondent par de la norme et du jugement. Or, en matière d’enfant et plus particulièrement d’apprentissages et de progrès, les normes n’en sont pas. Ou plutôt si, il en existe une : l’enfant – s’il n’a pas de souci de santé – apprend à son rythme, développe une nouvelle compétence quand il s’en sent prêt. Et des tonnes de facteurs en plus de son envie entrent en ligne de compte. Et vous voyez, chères rombières, je suis presque encore en train de me justifier…

Bref. C’était mon petit coup de gueule du jour…

Le détail était dans la lingette

La lingette. C’est un peu comme l’allaitement. Un débat entre les pour et les anti. Celles qui ne jurent que par la lingette pratique et rapide quand les autres brandissent le coton, l’eau et le savon doux.

Eh bien ce n’est pas la dernière étude de Que Choisir ? qui va inciter les « anti » à regarder les lingettes moins suspicieusement. Et je ne les en blâmerais pas ! Même si je suis utilisatrice de lingettes. De lingettes Bébé Cadum Natural Caresse (seules lingettes des supermarchés classiques à être inoffensives pour nos petits bouts), en fait. Depuis la naissance de Petit Bonheur, ou presque.

bébé cadum

 

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