Les mois-tornade

Salut vous !

Comment allez-vous depuis tout ce temps ?

Je sais, grâce aux messages que vous m’envoyez ainsi qu’aux commentaire sur d’anciens articles, que vous êtes toujours aussi nombreuses et nombreux à chercher un pédiatre. Je sais aussi que plein de jolis bébés sont nés, je sais qu’ils tombent parfois malades. Je sais encore que vous les aimez fort. Bref, je sais que vous menez une vie de parents tambour battant.

Eh bien chez nous, c’est la même chose.

Depuis mon dernier post, Hérissonchat est né. Plus de 4kg. Un beau bébé. Mais il a fallu aider un peu Hérissonchat à sortir, ce qui lui vaut quelques séances d’ostéopathie avec notre super ostéopathe (qui me répare régulièrement puisque je suis à la fois mal conçue et pas très sérieuse).

Hérissonchat nous a fait aussi une belle frayeur à 1 mois. Il lui manquait 2-3 petites choses pour être vraiment opérationnel, l’hôpital a réparé ça. Ca roule ma poule mais on surveille. Inutile de vous dire que je reste flippée et que je resterai jusqu’à la fin de mes jours.

Puis, Hérissonchat a navigué dans les eaux troubles du lait premier âge. Car, voyez-vous, rien de tel qu’une bonne frayeur pour tarir la source laitière de maman. Rien, plus une goutte. Que quick. Déjà qu’il n’y en avait pas assez pour nourrir la (belle) bête…
Entre coliques et RGO interne, nous nous sommes tous bien amusés (ah, ironie mon amie !) jusqu’au jour où nous avons tous compris que l’amidon des laits épaissis n’était pas l’ami de Hérissonchat. Mais alors, pas du tout du tout ! Le RGO disparaissant, un lait (bio, évidemment car tu commences à me connaître, lectrice-lecteur) non épaissi a finalement eu l’agrément du système digestif de sa majesté mon Hérisson. Ce dernier a recommencé à manger, à dormir et… nous, les parents, aussi !

A quasi 5 mois, Hérissonchat pousse encore et toujours. A gardé son beau gabarit de naissance. Fait plus de sourires chaque jour que moi dans toute ma vie. Déteste cordialement la voiture au-delà de 30 minutes. Jacasse comme une pie avec ses potes en peluche. Adore son frère d’amour et se marre comme une baleine.

Chaminou, du haut de ses 3 ans et des bananes, a bien morflé pendant un an.
La grossesse de sa maman l’a clouée au lit un moment et l’a donc empêchée de jouer avec lui comme avant, de s’occuper de lui comme avant, de se promener avec lui comme avant.

Et puis, sa maman a dû aller à l’hôpital et y rester un peu plus longtemps que prévu alors même qu’il démarrait sa première année de maternelle. Il y avait se bébé qui lui faisait peur quand il venait voir sa maman parce qu’il pleurait de temps en temps. Hors, Chaminou n’aime pas beaucoup certains bruits forts comme les pleurs de tout petit bébé et les sèche-mains électriques.

Et puis il a fallu apprendre à composer avec ce nouveau petit bébé qu’il a cependant aimé très vite et très fort. Parce que, mine de rien, entre le bébé, l’école, les horaires et les règles à suivre… C’était pas simple. Tellement pas simple que Chaminou est tombé lui aussi malade et a enchaîné les soucis pendant trois mois. Le corps et l’esprit…
Et puis, le petit frère est allé à l’hôpital un temps. Ça a pas mal bouleversé la famille.

Et puis, Chaminou a continué son terrible two un peu au-delà du two, si vous voyez ce que je veux dire.
On peut le dire, Chaminou est parti en live et on a mis un moment pour réussir à s’adapter et à trouver les clés pour communiquer avec lui sereinement.

Maintenant, Chaminou reprend doucement pied (comme nous). A parfois du mal à rester calme, a besoin de beaucoup d’attention, connaît tout son alphabet, sait compter jusqu’à 20 et lire les nombres jusqu’à au moins 58.
Chaminou adore les bouquins qui ne sont pas de son âge et qui répondent à des questions scientifiques. Mais il aime aussi les petites histoires simples. Chaminou gamberge et va te démontrer par A+B qu’en fait, c’est lui qui a raison. Mais quand il ne parvient pas à le démontrer, il conclut la discussion par un sage « Tu as raison Maman/Papa » et passe à autre chose.
Chaminou parle. Beaucoup. Beaucoup. Tout le temps. Chaminou est de nature anxieuse mais on y travaille.
Chaminou pousse vite. Très vite. Trop vite. Et Chaminou aime son « Yaya » (surnom qu’il a donné à son petit frère) qu’il adore faire rire aux éclats.

Et nous, les parents ? Bah on essaie de nager sans couler. Comme vous 😉 On tient le choc quand ça tangue. On souffle quand ça se calme. Et on essaie de ne pas être que des parents. Mais ça, c’est une autre histoire… (les plus fans auront à cet instant la musique de Conan en tête !).

Je vous embrasse.

Comment ça, 5 kilos ?!

Imaginons que vous soyez enceinte.
Imaginons maintenant que vous sachiez pertinemment que vous êtes une candidate potentielle au diabète gestationnel (par exemple parce que vous l’avez déclaré lors de votre première grossesse, au hasard).
Imaginons donc qu’en conséquence, vous fassiez gaffe à ce que vous mangez, vous autorisant de temps en temps une petite sucrerie, mais toujours en faisant gaffe.

Eh ben vous savez quoi ? Ca vous empêche pas de prendre 5 KILOS DE MES DEUX entre la 18e et la 22e semaine de grossesse, PUNAISE !!!

Non mais sérieusement ?! SERIEUSEMENT !

Eh ben ouais. T’as plus de place pour respirer, t’as plus de place pour manger, ton coeur s’étouffe à force de devoir alimenter tout ce bazar donc tu peux moyennement bouger parce que tu ressembles à une tomate transgénique essoufflée dès que tu fais 300m. Tu te transformes lentement mais sûrement en baleineau asthmatique. ET TU PRENDS ENCORE 5 KILOS ?! Non mais sans blague quoi ?!

Allez, on prend les paris, je postule pour la matriochka obèse de l’année d’ici quelques semaines ?
Et quand je pense qu’il reste 4 mois…
Ah punaise, qu’on les aime nos crapauds !

Coup de mou

Ah, la bonne vieille fonction psy du blog perso… A mon tour de m’en servir !
Oui, je vais me plaindre méchant.

Récapitulons :
– on ne peut pas dire que je croule sous le travail, notamment en raison de ma grossesse bien avancée, et donc pas sur l’or ;
– mon adorable Petit Bonheur a été remplacé par un monstricule à poils durs difficilement gérable et assurément casse-noisette ;
– ma grossesse me gonfle (ouh je vois les mauvais esprits dans le fond, là) entre un duodenum en feu, des saucisses à la place des doigts de pieds et un coeur à la ramasse (entre autres, hein) ;
– on est déjà à 3 dans un appartement de 2 pièces, sans chambre pour les parents et il va falloir caser un nouveau membre d’ici septembre.
Et je vous passe le reste.

Bref, j’en ai marre. Grave marre.

J’ai la légère impression de n’avoir le nez que dans les affaires de bébé, de (très) près ou de loin. Je ne suis pas recordwoman de l’épanouissement personnel et encore moins professionnel, donc.

Entendons-nous bien, ce bébé surprise est une excellente et hallucinante nouvelle. Mais là, tout de suite et dans ces conditions, c’est pas simple. Et, autant vous le dire, je ne vois pas vraiment le bout du tunnel des ennuis. Au contraire.

Si je suis gavée en ce moment, imaginez quand bébé 2 sera là, que Petit Bonheur va faire sa première rentrée et que je dormirai encore moins que maintenant. Va falloir bien pratiquer la respiration profonde pour éviter le pétage de plomb.

Bon, ça y est, ma séance de thérapie bloguesque est finie pour aujourd’hui. Moins efficace que le psy mais moins cher aussi. Et ça…

Mais comment ? Quoi ? Ah bon ?

Ca fait un moment qu’on s’est parlé vous et moi, hein ?
Comment vous dire… Entre ma régulière fainéantise, mon manque de temps et le quotidien, le temps est passé à la vitesse de l’éclair au chocolat (dans mon bidon).

Nombre d’entre vous continuent de m’écrire pour me parler de leurs tout-petits, de leur relation (ou leur absence de relation) avec leur pédiatre, et j’aime beaucoup lire vos petits messages ! Je vous en remercie d’ailleurs ;d

Bon, me direz-vous, mais sinon, qu’est-ce qui se cache derrière ce titre cryptique ?
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Des larmes de maman

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais, dès le début de ma grossesse – ou presque – je m’imaginais transmettre (et partager) mille choses à mon bout de chat.

J’avais envie de lui faire goûter des tas de trucs, d’aller dans des dizaines de musées, de visiter des tas d’endroits, de lui faire écouter des heures de musiques. Bref, de lui donner tout ce que je peux pour qu’il s’éveille, construise ses goûts et ses opinions, qu’il s’ouvre au monde.

Aujourd’hui, Petit Bonheur a deux ans et quelques mois. C’est un petit gars bien éveillé, très pipelette et vraiment observateur. Ce n’est pas un aventurier. Son développement est avant tout cognitif et bien moins physiologique mais c’est SON chemin, et le fait qu’il le suive tranquillement m’importe plus que tout.

Je m’efforce de partager autant de choses que faire se peut avec lui. Il goûte quasiment à tout ce que je cuisine (sauf quand j’estime que c’est trop épicé). Il s’est découvert une passion pour les épices et les aromates et est fan de curry doux, d’épices korma, de cumin, etc. Quand il était plus petit, il demandait à ce qu’on lui pose sur la langue quelques brins d’herbes ou d’aromates pour les goûter alors que nous faisions la cuisine.
S’il adore le chocolat, il ne va pas en faire une indigestion et s’arrête tout seul de manger son gâteau s’il n’en a plus envie et préfèrera souvent manger les fruits rouges décorant un gâteau que le gâteau lui-même.
Il aime énormément les légumes crûs, le maïs en salade.
Il a une passion pour tous les fruits rouges, y compris les groseilles les plus acides.
Si je le laissais faire, il mangerait du maquereau tous les jours.

Bref, il a le palais qui se développe et s’affine. C’est un plaisir de le voir découvrir et apprécier ou, au contraire tordre le nez sur certaines saveurs.

Il a aussi découvert les livres et peut passer un long moment à les parcourir avant de s’endormir ainsi qu’à son réveil. C’est son petit plaisir à lui : fouiller dans la bibliothèque qui jouxte son lit et piocher.
J’adore le regarder, tout concentré qu’il est, feuilleter ses bouquins et raconter des trucs à son doudou d’amour (qu’il embrasse et poupouille à peu près 48h par jour… Oh wait! ).

L’autre jour, en voiture, il a même dit tout bas à son doudou « je t’aime très fort ». Ca m’a fichu les larmes aux yeux.

Et à propos de larmes aux yeux (outre le premier sourire, le premier vrai bisous, le premier vrai câlin et encore à peu près mille autres occasions), je vais vous en raconter une bonne.

Chapi Chapo
Petit Bonheur aime beaucoup la musique (tant que les cuivres ne jouent pas trop fort, là il a peur) et particulièrement les violons et le piano. Je pense qu’il a une bonne oreille qui, associée à sa sensibilité, le faisait pleurer à un moment bien précis du générique de Chapi Chapo (quelques notes de la gamme nostalgique) quand il était tout petit bébé. Et pourtant, il fallait le chanter encore et encore et encore…
Bref.
J’ai décidé de lui proposer quelques extraits de Fantasia. Comme prévu, il a détesté les moments où les cuivres et les percussions dominent et largement préféré les moments légers même si parfois mélancoliques.

Fantasia - Disney
Et c’est là qu’il est question de mes larmes.

Fantasia - Disney (extrait)
Quand j’ai commencé à lui faire découvrir cet ovni cinématographique et que je l’ai vu se poser pour écouter et regarder, ressentir toute une palette d’émotions… eh ben, ça m’a retournée comme une crêpe. Mes yeux se sont embués. J’étais vraiment émue de voir ma crapouille intéressée par l’une des choses que j’aime beaucoup, qui me rappelle de nombreux souvenirs.
Ajoutez à ça une bonne bouffée d’amour maternel et vous obtenez une maman très très fan de son petit coeur et… du fait d’être maman.
Tout simplement.

Ca vous parle ?